« La servante écarlate » – Margaret ATWOOD

On a tous (ou presque) entendu parler de la série « The Handmaid’s Tale » avec Elisabeth Moss dans le rôle principal.
Mais si, tu sais bien, des femmes habillées en rouge, réduites (pour faire simple et rapide) en esclaves reproductrices, dans une société plus que patriarcale, etc.

Ayant enchaîné les épisodes à vitesse grand V je me suis dit qu’il fallait que je fasse de même avec le livre, histoire de voir si l’adaptation télé était belle et bien fidèle ou si je pouvais peut-être en apprendre plus dans le bouquin.

Alors, bon choix ou mauvais choix?

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred,  » servante écarlate  » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

 » Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. Écrit il y a plus de trente ans, La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine.  » Télérama

Bon voilà ce qu’on en dit.

Bon alors déjà, roman « qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell ». J’ai envie de dire oui et non.
Ce sont tout deux des dystopies, oui, mais elles nous livrent des histoires totalement différentes et nous font réfléchir sur deux sujets bien différents.
Bref, revenons-en à nos moutons.

L’univers qui nous est décrit fait quand même un peu (beaucoup) froid dans le dos.
Les hommes ont le pouvoir, les femmes n’ont plus aucuns droits (sauf celui d’obéir) et sont catégorisées et vêtues en fonction.
On oublie le tailleur Chanel hein. Et le make-up glowy tendance (quoique peut-être dépassé à ce jour).
Les tenues vestimentaires sont représentatives du statut des femmes.
Les épouses (femme des hauts-placés) : habillées en vert ou bleu selon le contexte. Les marthas (l’équivalent un peu des domestiques et qui veillent à l’entretien de la maison et de la cuisine) : habillées en gris. Les servantes : habillées en rouge destinées seulement à la reproduction et qui sont sélectionnées, un peu comme on sélectionnerai un steak chez le boucher, en fonction de leur fécondité.
Génial me direz-vous, mais les autres ? Bah si elles ont de la chance elles sont envoyées dans les colonies où on ne sait pas trop ce qui se passe (mais çà n’a pas l’air terrible) sinon …
Les servantes sont formatées, dans une « école » par des « Tantes » qui leurs martèlent les principes de la République et leurs devoirs.
A celles qui ne respectent pas elles auront le droit à un œil en moins, ou un doigt, etc. selon leurs « pêchés ».

Bref, le bonheur à l’état pur !

Donc l’histoire est celle de June.
June, qui s’appelait comme çà avant le coup d’état qui a permis aux « Fils de Jacob » de prendre le pouvoir, doit renoncer à tout : ses magazines, son mec, sa fille, sa vie et à elle-même.
Elle devient servante et, pour bien marquer son appartenance à son « maître » on la prénomme du nom de ce dernier. Elle s’appelle maintenant Defred.

A coup de flashbacks, de souvenirs, de pensées pas très organisées on en apprend plus sur elle, sur son enfer au quotidien.

Je me suis un peu perdue dans la lecture. Tous ces flashbacks sont assez déroutants et vous font parfois perdre le fil de l’histoire.
Voir l’adaptation (qui est, faut avouer, très fidèle) aide à mieux comprendre. Enfin je trouve.
De ce fait je trouve la lecture assez difficile.
Par contre pas de problèmes pour se « baigner » dans l’univers. On est vite dans le bain.

J’ai préféré la série parce que j’ai trouvé qu’il était plus simple de comprendre Defred et ses pensées. Le déroulé des événements dans la série est plus « logique ».

Toutefois, les personnages sont dépeins différemment dans le livre. Leurs caractères sont différents et dans le bouquin j’ai souvent eu envie d’en baffer certaines alors que dans la série TV non. Et vice Versa.

Le thème est d’actualité. Encore que, çà se tasse un peu ces derniers temps. On remet en question le patriarcat et la condition des femmes.
Le livre a été écrit il y a une trentaine d’années mais les questions et problématiques soulevées sont malheureusement toujours d’actualités…

Pour finir je ne conseillerai pas cette lecture à quelqu’un qui n’est pas habitué aux dystopies de ce genre.

Et toi dans tout çà?
Tu connais?
Tu aimes ce genre de lecture ?

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Mon avis en fleurs : 

2

  • La servante écarlate – Margaret Atwood – Paru le 8 juin 2017 – Edition : Robert Laffont – Collection : Pavillons poche – 11.50 € – 544 p.

Une réflexion sur “« La servante écarlate » – Margaret ATWOOD

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