« Tu comprendras quand tu seras plus grande » – Virginie GRIMALDI

Des couleurs gaies (pour l’édition Livre de Poche), un titre à rallonge mais qui en dit long sur l’histoire et qui n’est pas sans nous rappeler ce que nos aïeux ont pu nous dire lorsqu’on était hauts comme trois pommes (ou deux pour certains).

Paru en 2016 aux éditions FAYARD, il s’agit là du deuxième roman de Virginie GRIMALDI. Un deuxième succès, et mieux, un coup de cœur.

Cet article sera un peu spécial pour le coup car ce sont vous, « instagrameurs » qui me suivez, qui avez voté pour la rédaction d’un article sur ce titre.
J’espère en être à la hauteur et vous remercie pour votre participation !

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

Un humour décapant, des personnages attachants et une profonde humanité.
En le refermant, on n’a qu’une envie : celle de se délecter des petits bonheurs qu’offre la vie.

Ce livre m’a valu une nuit blanche et un paquet de mouchoirs en moins !
Je n’avais pas envie de perdre une seule miette de l’histoire, je n’avais pas envie que cela se termine.
J’ai pleuré, je me suis aussi bien marrée. Rares sont les romans qui ont pu me mettre dans cet état.

C’est l’histoire de Julia. Personnage attachant qui sort d’une histoire « d’amour » qui ne s’est pas bien terminée et qui a du faire face à un certain traumatisme.
Lorsqu’en connaît les raisons, on est à la fois touché mais aussi en colère. Parce que oui, nous aussi à (peut-être) déjà connu ce genre de « mec », de genre de lâche. Bref, ne spoilons pas !
Julia, comme beaucoup de jeunes (même si j’en fait partie) n’aime pas les « vieux » et est bourrée de préjugés sur ces derniers.
Le hasard fera que son désir de changement et de nouvelle vie la fera passer son quotidien à leur contact.

Le quotidien de la maison de retraite qui nous est décrit nous donne limite envie de vite basculer dans le troisième âge et de s’y retrouver pensionnaire. Ou même peut nous créer une nouvelle vocation et nous donner envie d’y travailler tant les relations entre collègues sont géniales !
Comment ne pas être touché par ces papis et ces mamies ?
On les aime, on s’y attache de suite. Lorsque l’on en apprend un peu plus sur leurs histoires respectives on est touché.
On s’imagine nous, plus tard, à leur place, seul.

Certains passages sont à mourir de rire. Tant pour la situation décrite que par la manière dont Virginie GRIMALDI nous l’écrit.
Pour celles et ceux qui ont lu le livre, le passage du cour de gym ! Mythique !

L’histoire d’amour, bien qu’un temps soit peu romanesque (après on est dans un roman aussi faut pas l’oublier) passe très bien.
Je ne suis pas fan des histoires d’amour que çà soit au cinéma ou dans la littérature. Je n’arrive que difficilement à être touchée par ce genre d’histoire.
Mais là, j’ai quand même ressenti un petit quelque chose. Un petit frisson, enfin c’est assez dur à mettre des mots dessus.

Notre Julia grandit au fur et à mesure du roman. Et nous avec.
On voit la vie un peu différemment une fois le livre refermé.
Je me suis parfois revue en train de boire les paroles de mes grands-parents lorsqu’ils me racontaient leur jeunesse, leur vécu. Je me suis sentie bien en fait. Difficile à exprimer.

Je reste « un peu sur la réserve » concernant certains événements se déroulant vers la fin du livre (raaah ce que c’est dur de ne pas spoiler !!!). Je trouve cela un peu « abusé ».
Et je ne cacherai pas que j’ai un peu crié (mais pas trop parce qu’à 2 heures du mat’ çà peut faire peur) « MAIS COMMENT C’EST POSSIBLE DE NE PAS T’EN ETRE RENDUE COMPTE JULIA ! ».
Alors oui, effectivement ce livre m’aura fait passer par beaucoup d’émotions ! 😀

J’ai fait une petite pause d’une journée ou deux après cette lecture, histoire de digérer le trop-plein d’émotions qui sont remontées.
Et puis aussi, je dois l’avouer, parce que le reste (entendre par là, les autres titres de ma PAL) me semblait fade.

Je ne peux que vous recommander ce roman.
Çà se lit vite, çà fait du bien, çà fait grandir, çà nous « émotionne » beaucoup.

Un petit bijou !

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Mon avis en fleurs : 

1

  • Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi – Paru le 3 mai 2017 – Editions : Le livre de poche – 8,20 € – 480 p.

2 réflexions sur “« Tu comprendras quand tu seras plus grande » – Virginie GRIMALDI

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