« Un goût de cannelle et d’espoir » – Sarah McCOY

Voilà un livre qui, sur le papier, paraissait intéressant à lire.
Deux époques, deux pays, le même personnage au centre de l’histoire.

Le fait que son histoire se déroule en partie pendant la guerre m’a convaincue de le lire.
J’ai eu un peu peur que l’on y découvre des clichés tout fabriqués et entendus et lus déjà de nombreuses fois.
J’ai aussi eu peur que, l’histoire se déroulant en partie en Allemagne pendant les années 40, on en finisse par lire une stigmatisation de ces derniers.

Mais au final, çà a donné quoi ?

Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps …
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie … Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.

La lecture étant toute fraîche, j’ai tellement été happée par l’histoire et touchée que j’ai eu du mal à poser des mots.
Une putain de leçon d’Histoire et d’humanité !

Les principaux événements se déroulent entre noël 1944 et la fin de la guerre en 1945.
On fait la connaissance d’Elsie Schmidt, fille de boulanger, jeune, mais qui malgré tout fait preuve d’une certaine maturité.
On nous décrit sa famille, sa boulangerie. Même si la période est affreuse, Sarah McCOY nous donne envie d’aller dans cette boulangerie, même à cette époque et de rencontrer les Schmidt.
Elle a une soeur, Hazel. Fiancée à un officier allemand qui mourut elle entra dans une « association » allemande de l’époque. Le « lebensborn ». On découvre la vie d’Hazel à travers sa correspondance qu’elle entretient, tant bien que mal avec Elsie.
Mais c’est aussi l’histoire plus contemporaine de Reba, une jeune journaliste. Fiancée à un homme travaillant à l’immigration, elle ne sait pas vraiment ce qu’elle veut.
Elle est un peu paumée.
Elle doit écrire un article pour son journal, occasion qui la pousse à aller à la rencontre d’une vieille femme, une vieille boulangère tenant l’une des rares (si ce n’est la seule) boulangerie allemande au Texas.

La rencontre entre les deux femmes est géniale.

Les personnages sont attachants et réalistes.

On nous décrit le quotidien du peuple allemand pendant les années 40 et jusqu’à la fin de la guerre. Et pour une des rares fois, on a leur point de vue.

Ce qui est génial, c’est que Sarah McCOY a effectué de véritables recherches pour son livre. Ce dont elle nous parle, cela a réellement existé.
Le « Lebensborn » par exemple. Pour faire simple, les femmes considérées comme de pures aryennes ne sont dans cette « association » que pour se reproduire avec de bons aryens afin de n’engendrer que des purs allemands.
En gros, une maison de reproduction aryenne.
Alors aussi fou que cela puisse paraître, je n’avais pas entendu parler de ces « associations » (j’ai peut-être fait l’impasse dessus parmi toutes les horreurs). Après recherches, ce n’est pas de la fiction, ces maisons ont réellement existées…

Lorsque j’ai vu que l’histoire se passait en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, j’ai eu un peu peur que comme dans beaucoup de films ou d’histoires, le peuple allemand (qui n’étaient pas tous « fous ») allait être représenté encore comme les gros méchants de l’histoire et que « VIVA AMERICA ! », les américains sont arrivés en grands sauveurs de l’humanité.
Et bien non.

Malgré ce que certains peuvent encore penser (oui certains pensent çà encore aujourd’hui), le peuple allemand à lui aussi souffert de cette foutue guerre. Et c’est ce qu’on découvre dans ce livre.
Le rationnement, la peur, l’angoisse et la méfiance envers tout le monde.

Tout çà est tellement bien décrit et raconté qu’on pourrait penser que Sarah McCoy a vécu à cette époque. Alors que non …

Le personnage d’Elsie est attachant et « en impose ». Mais j’ai adoré le personnage de Jane. Sa bonne humeur est tellement contagieuse ! Une vraie bouffée d’air !
Le personnage de Reba est un peu plus « commun » aux romans. Une nana qui sait pas trop où elle en est et qui va « grandir » après avoir fait la connaissance de Jane et d’Elsie.

La lecture est simple et fluide. L’auteure à une très belle plume et un très bon style qui rend ce livre accessible à tous.

J’avoue que cet avis un peu brouillon. C’est un peu confus dans ma tête.

Toutefois je recommande à 2000 % ce livre. Comme je le disais plus haut, c’est une bonne leçon d’Histoire.

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J’ai hâte de me procurer son autre livre « Un parfum d’encre et de liberté » qui se déroule pendant la guerre de sécession.

Tu connaissais ce livre? L’as-tu aimé?

 

Mon avis en fleurs :

1

 

  • Un goût de cannelle et d’espoir – Sarah McCoy – Paru le 2 avril 2015 – Editions : Pocket – 8,30 € – 512 p.

Une réflexion sur “« Un goût de cannelle et d’espoir » – Sarah McCOY

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