« Mères primales » – Brand SOUFFY

Avis sur mon premier roman « auto-édité » découvert par hasard sur le net.

L’auteur, auto-publié ici sous le pseudonyme de Brand SOUFFY est également publié ailleurs sous son vrai nom Michel RIETSCH.

Une histoire sombre, une course-poursuite à travers le pays et ailleurs, un livre qui fait réfléchir.

Je commencerai mon article comme le livre, sur une citation de Charles DARWIN (L’origine des espèces) :

« Toute espèce qui ne se modifie, ni se s’améliore à proportion de l’Evolution de ses concurrents est vouée à l’extermination ».

Une jeune femme, Louise, devient mère porteuse pour le compte de gens aisés. Son mentor et employeur, le professeur Brinder, la couve jusqu’à ce qu’elle découvre qu’elle a été manipulée et que le bébé qu’elle porte est destiné à tout autre chose.

Elle s’échappe de la maison de Brinder dans laquelle elle est séquestrée, et rejoint les Vosges où elle va être hébergée par Isidore, un personnage solitaire. Elle accouche enfin de son enfant ; il s’agit d’une petite Humanzee, moitié humaine, moitié simienne.

Un sbire de Brinder retrouve leurs traces et s’en tient à sa mission qui consiste à récupérer l’Humanzee et à tuer sa mère. Louise parvient à abattre le tueur avant de repartir sur les routes dans le combi de ce dernier.

Étrangement, elle perçoit comme un appel émanant de l’hémisphère sud et s’y rend sans hésiter avec sa fille.

Les Humanzees constituent une espèce créée de toute pièce, puisque leur existence n’est pas le fruit du seul hasard. L’organisation dirigée par Brinder a élaboré un projet unique, à eux seuls dédié. Un projet dantesque qui changera définitivement le destin de l’Humanité et par ricochet, le cours de l’Histoire du monde…

Un événement aussi retentissant que celui qui a marqué la fin des dinosaures.

Alors alors ! Que dire ?
J’ai commencé véritablement la lecture dimanche (j’avais tenté de commencer samedi avant de me faire assaillir par les enfants …) et je l’ai terminée hier soir.

Je ne cache pas que j’ai ressenti le besoin de faire quelques pauses pendant la lecture.
Non pas parce que je m’ennuyais, bien au contraire, mais parce que j’ai trouvé le langage employé très soutenu et les phrases pour le coup parfois un peu compliquées à comprendre du fait de l’utilisation quasi systématique des synonymes. Ce qui malheureusement donne un petit côté trop guindé au roman.
N’ayant pas lu d’autres titres de l’auteur, peut-être est-ce son style habituel.

J’ai remarqué plusieurs coquilles durant la lecture, quelques mots qui manquaient parfois par exemple, mais à aucun moment je n’ai trouvé cela dérangeant et n’a posé problème pour la compréhension de l’histoire..
Quand on lit des auto-édités, il faut savoir à quoi s’attendre et ce genre de « désagréments » est parfois courant.

Le début un peu long. On doit attendre presque le milieu du livre pour que l’histoire commence à s’accélérer et à prendre tout son sens.
Malgré tout, le début était nécessaire à la présentation et à la compréhension des personnages.

Malgré ces petits points négatifs (faut pas se leurrer, même quand on lit un auteur édité chez la plus grande des maisons d’éditions des points négatifs il y en a aussi !) les thèmes abordés et l’histoire dans un sens plus large sont tops !

Sans spoiler, dans l’histoire on aura deux narrateurs et deux narrateurs féminins.
Je salue l’auteur qui, au niveau des émotions, à su se mettre dans la peau d’une femme et dans la peau d’une mère. Les émotions sont vraies, animales parfois, mais décrites tellement facilement…

Les sujets abordés et dont il est question sont assez forts. On parlera d’avortement, on parlera de GPA (Gestation Pour Autrui), on nous fera réfléchir sur les dérives de la science et çà fait quand même bien flipper.

L’histoire se passe au début à Strasbourg. Dans un hôpital où notre mère primale travaille. On voyagera par la suite.
Trois personnages sont véritablement au cœur de l’histoire.
Louise, la nana un peu paumée sans famille. Facilement manipulable elle tombera sous la coupe d’un schizophrène mafieux manipulateur (quel homme charmant !).
Brinder, le professeur fou qui manipulera Louise et beaucoup d’autres et qui se servira des faiblesses de ces femmes pour mener à bien son projet complètement barré.
Swala, la pauvre créature qui, malgré elle, est sans le vouloir au centre de l’histoire. Personnage très touchant.

Dans l’histoire ce que j’ai trouvé moyen c’est que Louise, même après s’être fait avoir de ouf une première fois continuera de faire un peu trop facilement confiance.
J’ai trouvé également que Swala se mettait à parler mieux que quiconque trop rapidement.

La fin reste floue. On ne sait pas trop ce va se passer finalement. Mais je n’en dirai pas plus au risque de spoiler. J’aurai clairement bien aimé en lire encore autant ou même avoir une suite !

Je ne sais pas si l’auteur s’en est inspiré consciemment et si c’était volontaire de sa part, mais j’ai clairement ressenti le clin d’œil à « La planète des singes » sur la fin et sur la personnalité de Swala.
J’ai toutefois adoré et çà m’a donné envie de me plonger dans la lecture de ce roman.

J’ai aussi adoré la couverture simple mais vraiment belle. Il semblerait que çà soit la fille de l’auteur qui l’aurait réalisée.

Une bonne lecture dans l’ensemble, des sujets abordés qui changent un peu de l’ordinaire je trouve (du moins de l’ordinaire de mes lectures), un livre original qui mêle présent/futur et science-fiction.

A découvrir au plus vite !

Mères primales
En cliquant sur la photo, tu peux si tu le désires acheter ce livre (numérique ou papier) directement sur le site de « l’éditeur ».

Mon avis en fleurs :

2

  • Mères primales – Brand SOUFFY – Auto-édité le 6 octobre 2017 – Editions : Libres d’écrire – 20 € – 350 p.

 

10 réflexions sur “« Mères primales » – Brand SOUFFY

  1. Bonjour Folie Livresque!
    Je ne retrouve plus votre superbe chronique sur Amazon; que se passe-t’il? Aurais-je failli quelque part? Dites-moi!
    Belle journée je vous souhaite, avec l’espoir de connaître la raison de votre retrait…

    Brand S.

    J'aime

  2. Belle chronique. Je lis des auto-édités depuis mes débuts. C’est à dire depuis très très longtemps. Et c’est vrai que certains profitent de la « liberté » qu’ils ont pour publier des textes non corrigés ou non aboutis. D’où le « on s’y attend un peu ». Mais j’y ai découvert tellement de pépites. J’espère que tu feras de belles découvertes.

    Aimé par 1 personne

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