« Le choix d’une mère » – Sinéad MORIARTY

Je viens d’en terminer la lecture.

Je … pfff … waaah …

J’ai pu découvrir la version numérique de ce roman paru aux éditions Milady.
Mon premier « E-book » ! (Au final je préfère largement les livres papiers quand même)

J’en suis encore toute retournée.

Anéantie par la liaison de son mari qui a fait éclater leur famille, Kate remonte peu à peu la pente. Mais l’épreuve ultime arrive avec la découverte du cancer de sa fille Jess. Avec son fils de 18 ans qui ressent une haine profonde pour son père, son fils de 7 ans désorienté et un ex-mari démissionnaire, Kate sait qu’elle doit tout faire pour ses enfants, quitte à commettre l’impensable.

Quand on lit ce résumé on sait plus ou moins à quoi s’attendre.
Mais je doute qu’on s’attende à une telle intensité.

J’ai du lire ce roman en plusieurs fois, non pas parce que je l’ai trouvé barbant ou ennuyeux, mais parce qu’en tant que maman le transfert des émotions s’est fait directement et a été plutôt ravageur.

Comme le dit le résumé, on a là une famille déjà bien explosée par le divorce des parents et, comme dans la plupart des cas (si ce n’est tous) ce sont les enfants qui en pâtissent le plus.

Trois enfants d’âge différents. Le plus grand Luke a 18 ans. Il fait un peu figure de père de substitution pour son frère et sa sœur. C’est lui qui les rassure et reste très présent pour eux. Il a tout pour lui si on en croit ce qu’on en lit : une petite amie que tout le monde adore, il est doué au rugby, les études lui réussissent.
Au milieu de cette fratrie on a Jess. La jeune fille de 12 ans aimée de tous. Réfléchie, calme, pas un mot plus haut que l’autre ou une émotion un tant soit peu négative.
Et enfin on a Bobby. Celui qui, après Jess, m’a beaucoup touché. Ce petit bonhomme de 7 ans, incompris, qui passe son temps à lire son Guinness book des records, toujours en colère et qui a, dans ce divorce, le plus morflé. J’ai adoré pouvoir lire quelques pages de son journal, avec ses mots d’enfants. Rien de plus vrai que les émotions transcrites maladroitement par un enfant.

Les parents divorcés. Kate, la maman qui doit tout surmonter et assumer contrainte de retourner vivre chez son père avec ses enfants suite au divorce. Malgré que le titre soit « Le choix d’une mère » (et on le comprend seulement à la fin) je n’ai pas trouvé l’histoire centrée sur elle.
Le père, Nick, que je ne supportais pas. Non pas par rapport au fait qu’il ait quitté sa femme et qui l’ait trompée, mais juste par son côté à se faire passer pour le plus malheureux et a négliger ses enfants et faire l’impasse sur les sentiments et émotions de ces derniers.

Très vite, en plus de devoir gérer leur propre deuil du divorce (encore que je ne sais pas si on peut en parler comme çà), une mauvaise nouvelle va tomber : Jess est atteinte d’une leucémie myéloïde aiguë.
On va suivre le quotidien de Jess, entre les chimios, les effets secondaires, les infections, etc.
On va voir à quel point cette saloperie de maladie ravage tout autour d’elle.
Ce roman est très dur. Vraiment …
Quand j’ai vu le petit sticker « Milady Feel-good books » je me suis dit « Mais WTF ? » comment on peut se sentir bien après avoir lu ce roman … c’est pas possible tellement il vous retourne les tripes.

En plus de nous faire vivre cet enfer au quotidien, aussi bien du point de vue de l’entourage que du point de vue de Jess, ce roman nous montre à quel point le lien / l’instinct maternel est aussi difficile que fort.
A de nombreuses reprises je me suis demandée si c’était moi qui était à la place de Kate, comment je réagirai ?
Et je pense qu’au travers de toutes ces émotions, c’est ce dont l’auteure a voulu nous faire nous questionner (je ne suis pas bien certaine là par contre de mon français ^^ », Molière si tu me lis, désolée !).

Une autre réflexion très forte et quelque peu ambigüe est soulevée dans ce livre, mais en parler ne fera que spoiler l’histoire. Comme je suis un peu sadique, je t’invite à lire ce roman et le découvrir par toi-même. Mouahahahah (rire de sorcière) !

L’histoire se passe en Irlande ! OMG pour une fois pas aux états-unis !
Malheureusement les lieux décrit ne prêtent pas du tout à la rêverie : hôpital et café du grand-père.

J’ai sans doute oublier quelques petits détails, venant à peine de finir le roman j’en suis encore bouleversée.

Pour résumer ce roman est, pour moi un roman dramatique. Il vous touche, il vous fait pleurer, vous retourne les tripes. A ne pas lire quand le moral est au plus bas et à lire avec précautions (non pas qu’il soit dangereux, mais tellement dur) si vous avez vous-même des enfants.

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Mon avis en fleurs :

1

  • Le choix d’une mère – Sinéad Moriarty – Paru le 17 janvier 2018 – Editions : Milady – 18,20€ (format broché) – 480 p.
  • Format Kindle – 9.90 €

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