« Proxima du Centaure » – Claire CASTILLON

« Proxima du Centaure », ce livre d’un joli bleu avec une couverture tellement mignonne.

Je n’ai pas résisté à la tentation de me le procurer vu le nombre d’avis positifs que j’ai lu à son sujet.

Pour le coup, je ne connaissais pas l’auteure et après avoir effectué quelques petites recherches, j’ai vu qu’elle avait déjà écrit pas mal de romans, de recueils de nouvelles et de romans jeunesse, dont Proxima fait partie.

Mais, « Proxima du Centaure » c’est quoi en fait?

« Je l’appelle Apothéose parce qu’il n’y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu’à ce qu’elle se retourne. Un jour, elle me dira son vrai prénom, à l’oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort. En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. »

Tous les matins, Wilco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu’à ce qu’un jour, il se penche tellement qu’il tombe.

J’ai dévoré ce livre à vitesse grand V.
Ecrit simplement, agréable à lire ce roman original est plein d’humour malgré ce qu’il arrive à ce pauvre Wilco.

Pour résumer rapidement : Pépèze ! Que ce roman fait du bien !

Wilco est un jeune ado qui tombe fou amoureux d’une camarade de classe.
Ne sachant pas comment elle s’appelle, il décida de l’appeler Apothéose.
Apothéose passe tout les jours sous la fenêtre du jeune homme qui n’en perd pas une miette et la regarde passer, chaque jour. Jusqu’au jour où, comme on l’indique dans le résumé, il se penchera tellement qu’il tombera … du cinquième étage de son immeuble.

L’histoire est donc racontée par notre jeune homme cloué dans son lit d’hôpital avec l’incapacité de parler. Il va donc devoir se créer un monde pour « tenir le choc » et essayer de continuer à vivre et de s’accrocher pour son Apothéose.
Parfois, on ne sait plus faire la différence entre ce qui est réellement arrivé, ce qui se passe vraiment et ce qui est imaginé. Je dois avouer que c’est assez troublant.
Mais alors qu’est-ce que c’est drôle ! Et aussi touchant.

Débordant d’humour malgré la situation dramatique du pauvre Wilco, ce roman catégorisé jeunesse, peut se lire à tout âge.
Et ce qui est intéressant là dedans, c’est qu’on peut y déceler plusieurs messages et différentes interprétations selon la lecture qu’on en fait et l’âge auquel on le lit.

Cet avis sera purement personnel concernant l’interprétation et la compréhension que j’en ai eu, aussi, si vous passez par là et que vous l’avez lu j’aimerai beaucoup avoir votre avis (le but c’est quand même de pouvoir échanger et de « comparer » nos points de vue).

J’ai trouvé que, malgré le fait que les sentiments de Wilco pour Apothéose soient évoqués quasi en permanence, les sujets traités en parallèle étaient assez forts pour certains.
On va évoquer les relations entre parents et ados, entre frère et sœur, les relations entre l’ado et sa famille (grands-parents/oncles-tantes/cousins/cousines) et aussi les relations amicales.
Mais surtout ce qui en ressort ce sont les problèmes de communications entre les parents et les ados.

(Risque de spoil et je m’en excuse)

Si on passe outre le fait que suite à son accident Wilco n’est plus qu’un pauvre « pantin désarticulé » en coquille, on assiste clairement à des scènes de surprotection de la part de sa mère qui répond à sa place et qui ne comprend absolument pas ce dont son fils à envie (et çà c’est valable qu’on soit dans un lit d’hôpital ou bien portant et dans la vie de tout les jours) et à son père qui, totalement dans son monde, voudrait que son fils soit comme lui, pense comme lui et fasse comme lui.
Je dois avouer qu’à certains passages, les parents je les ai perçus un peu comme des extra-terrestres, complètement à côté de la plaque.
Avec le recul, leur comportement n’était pas si bizarre que çà au vue du choc que la chute de Wilco aura provoquée.

On peut carrément partir sur des réflexions totalement ouf concernant l’histoire et se dire qu’en fait, la coque dans laquelle Wilco se trouve après l’accident n’est qu’une métaphore de la surprotection et de l’incompréhension parentale.
Ce qui, je pense, pourrait coller à peu près.

Bref, pour en revenir à nos moutons, c’est un roman qui malgré tout fait du bien, nous fait rire et nous touche et écrit simplement, abordable par tous !

Je vous le recommande fortement (en plus il se lit très vite).

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Mon avis en fleurs :

1

  • Proxima du Centaure – Claire Castillon – Paru le 07/02/2018 – Editions : Flammarion Jeunesse – 13 € – 223 p.
    Disponible aussi en version Kindle à 9.99 €

7 réflexions sur “« Proxima du Centaure » – Claire CASTILLON

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